Ma mère mon amie

Elle me réveille, elle frappe à ma porte,

Elle est comme la rosée du matin,

Elle sait me plaire, elle fait du bon café.

On ne sent pas le besoin de parler;

Elle me sourit, je la trouve belle,

Puis on s’embrasse, on se dit "Bonn

e lournée"…

Telle est ma mère, mon amie.

Après l'école, je fais mes leçons,

Parfois je ramène un d’mes copains.

Ma mère l’invite à manger avec nous,

On se raconte la journée passée.

On fait des rêves, on fait des projets,

J’fais la vaisselle lorsqu’elle est fatiguée…

J’frais tout pour elle, mon amie.

Elle me parle souvent de mon père,

Même que je devrais en être fier,

J’peux pas accepter qu’il l’ait abandonnée.

Elle dit qu’il était un bien grand poète,

Qu’il était malheureux, incompris,

C’est pourquoi il a quitté cette vie…

Ma pauvre mère, mon amie.

Il aurait pu attendre que j’sois né,

IL aurait peut-être changé d’idée,

S’il avait eu le courage de ma mère,

Aujourd’hui elle aurait les yeux plus clairs,

J’essaie par tous les moyens de l’aider,

Je sais très bien que j’peux pas l’remplacer,

Elle n’est qu’ma mère, mon amie,

Elle est ma mère, mon amie.